Depuis quelques mois, Jean-Pierre Honnay et son épouse Sonia se sont lancés dans la culture du safran, au quartier du Lakisse. Ils nous disent tout sur l'épice la plus convoitée de la planète.
Comment avez-vous choisi cette culture particulière ?Mon épouse est Tunisienne et dans son pays, on utilise le safran dans les plats cuisinés comme le couscous. Comme je disposais des terres de mes parents, on a décidé de tenter l'aventure et acheté 500 bulbes.Quand se déroule la plantation et quelles conditions sont nécessaires pour obtenir un résultat intéressant ?L'année du safranier commence en été, au mois d'août. Il faut une terre très fine et légère, sans cailloux. Nous avons dès lors dû débarrasser le sol de tous les cailloux, sans quoi la fleur ne pousse pas. Il faut une terre calcaire mais là, chez nous, c'est une terre de grès et cela fonctionne. Un apport d'azote bien dosé est également nécessaire. La plantation se fait uniquement à la main.
Les bulbes n'aiment pas la pluie. Cette année fut exceptionnelle question météo et à l'avenir, on devra travailler sous serre, car dès les premières gouttes, la fleur cesse de pousser. On travaille beaucoup par essai et erreur. Nous avons heureusement pu compter sur les conseils de Véronique Lazerat, la plus grande productrice de safran de France.
Nous avons récolté les premières fleurs le 16 octobre. Un grand jour.
Une fois les fleurs récoltées, que se passe-t-il ?On saisit délicatement le pistil et on le découpe juste avant le style de couleur jaune. Il faut 150 à 200 fleurs pour obtenir un gramme de safran. Un travail de longue haleine.
Après le séchage, le safran doit perdre 80 % de son poids pour devenir épice. On ajoute les stigmates au miel ou encore aux confitures.
DO
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